t'es pas au courant

eh bien oui ! ..."quand on a un trou à sa culotte, on ne monte pas au cocotier".  (proverbe africain)

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30/12/2014

Et n'oublie pas d'être heureux

Dernier billet de l'année 2014 avec ce vœu : "et n'oublie pas d'être heureux !". Pour écouter ce billet, cliquer sur la flèche ci-dessous :



Au courrier, hier matin, une lettre qu’il faut que je vous lise... Monsieur le billettiste du mardi ! … Et néanmoins ami ! …J’ai apprécié tout au long de cette année vos billets… Du haut de ma modestie qui ne craint personne, je vous épargne les compliments qui suivent, surtout que ça sent le « Mais » !. …Mais, je ne vous savais pas niais et candide à ce point, dans votre billet de la semaine dernière, de croire au Père Noël. Je peux vous garantir qu’il n’existe pas votre père machin… Dieu, oui, existe, je l’ai rencontré, mais votre père Noël, non, jamais. Celui que vous avez croisé dans le culot de votre embouteillage commercial la semaine dernière, pardonnez-moi de vous l’avouer, c’est un faux… D’ailleurs, c’était moi… Voilà, chers auditeurs, comment on casse la baraque ! Je voulais finir l’année avec un peu de candeur, de charme, de rêve, d’enfance émerveillée… Mais, poursuivons la lecture ! Dût-elle se faire désenchantée…Monsieur le billettiste ne nous faites plus le coup du pauvre hère qui renne -pardon ! du pauvre renne qui erre- en tirant son chariot pour le père Noël. M’enfin ! tout ça sur une radio sérieuse, et des auditeurs condamnés à supporter vos humeurs… !

Il reste dans ma hotte un bouquin qui m’est revenu avec la mention : « n’habite plus à l’adresse indiquée ». Perdu pour perdu, je vous l’offre, dédicacé par son auteur, Christophe André : « Ce n’est pas en s’empêchant d’être heureux qu’on va diminuer le malheur des autres ». Le titre du bouquin : « n’oublie pas d’être heureux ! ». Eh bien vive 2015 ! Et surtout, n’oublie pas d’être heureux. Otarie à fourrure du nord en Russie Franchir l'année sur le clin d’œil de cette otarie à fourrure en mer d'Okhotsk - Photo : © Samuel Blanc

25/11/2014

La Palice

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Nous sommes en 1525, en Italie. Il participe comme maréchal de France au siège de Pavie, aux côtés de François 1°. Hélas, il y trouve la mort. Ses soldats décident de ramener son corps en France. Quelques uns de ses hommes lui dédièrent une chanson dont l’un des vers disait : « un quart d’heure avant sa mort, il faisait encore envie ». La suite, vous la connaissez. Une malencontreuse déformation du texte liée semble-t-il à l’absence de traces écrites au profit de transmissions orales fit naitre le fameux : « un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie ». Sans oublier non plus : « il mourut le vendredi, le dernier jour de son âge ; s’il fût mort le samedi, il eut vécu davantage ». On venait incidemment d’émettre un truisme que d’aucuns appelleront une tautologie, ou d’autres, enfin, les plus nombreux, une lapalissade. Dussè-je rappeler aux plus étourdis, quitte à me faire tirer les oreilles, que la tautologie n’a pas plus à voir avec le traitement des totos, que la clôture avec lapalissade !...C’est ainsi que Monsieur de La Palice, plus exactement Sieur Jacques de Chabannes, marquis de la Palice, passa malgré lui à la postérité. Curieusement je me suis aperçu que le maire actuel de Lapalisse, -ville étape dans le sud de l’Allier, célèbre en son temps pour ses embouteillages mémorables sur la Nationale 7 - se prénomme également Monsieur Jacques de Chabannes. Non ! Ce n’est pas une lapalissade ! D’ailleurs, je peux vous garantir que cette semaine, j’ai fait un sans faute ; il est vrai que nous ne sommes que mardi ! A mardi prochain. manchot_royal_Georgie_du_Sud.jpg Manchot royal-Géorgie-du-Sud- nov 2014 - Photo : © Samuel Blanc

23/09/2014

Rien

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Voilà en ce matin d’automne un petit billettiste prétentieux qui avec rien, s’attache à composer un billet de quelque chose. Envieux de ces artistes qui avec rien -une casserole rouillée, une roue voilée de bicyclette- vous font une œuvre d’art, redonnant une âme aux objets abandonnés. Quand il est dans l’ordinaire de courir moutonnement au toujours-plus, les petits riens nous ouvrent à l’extra-ordinaire. Petits riens deviendront grands, de n’être pas grand-chose. La vie en est heureusement « farcie », comme a pu l’être ce matin dans le bus, cet instantané d’un sourire d’enfant qui câline son doudou sur le trajet de l’école. Et si, me direz-vous, un vau-rien n’est pas grand-chose, il est parfois une grande chose, ou supposée telle, qui ne vaut rien… « Un rien, ce n’est pas rien puisqu’on peut encore le soustraire », disait Raymond Devos, notre maître-jongleur de mots. Et de démontrer que rien moins rien, étant égal à moins que rien, on peut en déduire que rien est encore quelque chose ! D’ailleurs -multiplication oblige- vous savez bien qu’une fois rien… c’est rien. Et deux fois rien… pas grand-chose ! Mais, trois fois rien ? Avec trois fois rien… on peut déjà s’acheter quelque chose. Et pour pas cher, concluait l’artiste. Et si je vous ai dérangé deux minutes pour rien, car deux minutes ce n’est pas grand-chose, veuillez m’excuser de ce billet de trois fois rien... Tiens ! v’là l’automne au moins : et ça, ce n’est pas rien. ours_noir.jpg Ours noir - Photo : © Samuel Blanc

03/06/2014

Belle la vie

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Il vient de recevoir de sa caisse de retraite un formulaire à signer et retourner, par lequel il certifie, à 94 ans, qu’il est encore en vie... Jusque là me direz-vous, pas de quoi en faire une histoire -pourtant authentique- et mobiliser deux minutes d’antenne sur une radio aussi sérieuse. Sinon que pour commencer la journée, il n’y a pas de mal à se faire du bien…n’est-il pas ? Il s’agit d’un certificat de vie, ou plutôt –comme le précise la notice explicative- d’une attestation d’existence qui en tient lieu –comme c’est joliment dit ! -, avec cet avertissement poli : « nous vous remercions de ne pas vous formaliser si nos demandes vous semblent indélicates dans votre situation actuelle. Notre démarche n’a qu’un but : justifier de nos paiements pour une plus grande rigueur de gestion… ». C’est vrai, quoi ! qui pourrait s’en offusquer -sinon les étourdis qui oublient de vivre ou les fraudeurs qui ne meurent pas ? Non ! Le moment le plus délicieux fut alors l’instant où mon père –car il s’agit de lui- tout en signant son propre certificat de vie, me lance avec l’humour que nous lui connaissons dans la famille : « qu’ils ne s’inquiètent pas, j’aurai plus de mal encore à signer mon certificat de décès !... » Et de suggérer au directeur sa dite caisse de retraite, dans le cadre de la simplification administrative, d’abréger la prochaine demande d’attestation d’existence, qui pourrait comporter le libellé suivant : Cher allocataire, êtes-vous mort ou vif ? Merci de rayez la mention inutile. Elle n’est pas belle la vie !

Lion de mer de Nouvelle-Zélande Lion de mer de Nouvelle-Zélande - Photo : © Samuel Blanc

22/04/2014

En chemin

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Ils sont tous les deux en chemin, la mine défaite, le pas hésitant. Il est vrai que les chemins ne sont pas toujours balisés et que les adeptes des raccourcis nous les ravinent. Pourtant, avant les évènements de ces jours derniers, leurs pas paraissaient tellement évidents, jusqu’à ce que leur guide vienne de leur faire faux bond... Que de chemin parcouru sur lequel les miens, les amis m’ont accompagné ! Chemin de rencontres : croisée de chemins. Chemin de traverse : au gué des chemins. Je les ai parfois embarqués dans une sente perdue au milieu des ronces aux senteurs aussi merveilleuses que devenait hors de portée notre destination. La sagesse a pu me susurrer à l’oreille de faire demi-tour, renoncer à l’objectif recherché, m’arrêter en si bon chemin, et peut-être refuser un sommet que l’on ne gravirait pas ensemble... Des chemins, j’apprécie les détours qu’ils suggèrent, les contournements qu’ils imposent, les lenteurs qu’ils enlacent au cœur de la forêt, leur façon de masquer le sommet pour nous faire le mériter au meilleur moment. Même les idées font leur chemin… Je n’emprunte plus les chemins où il est de bon aloi de laisser quelqu’un sur le bord ; où la pause est un luxe pour gens fatigués ; où s’arrêter pour regarder, sentir, entendre, apprendre le nom des fleurs est une perte de temps… Pour en revenir à ces deux pèlerins, là devant moi, c’est vrai qu’ils ont la mine défaite et le pas hésitant. Et comme par hasard, c’est au cœur de leur abandon, leur doute, leur vulnérabilité que quelqu’un, sur leur chemin, vient juste de les rejoindre. spermophile_a_mante_doree.jpg Spermophile-à-mante-dorée - Photo : © Samuel Blanc

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