j'en appelle à...

Tant il est vrai que " le seul inconvénient des défis c'est qu'il arrive parfois qu'on les relève ". Bernanos

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09/12/2014

La tulipe

Petit instant de poésie réparatrice, à l'écoute, en cliquant sur la flèche ci-dessous : Sur une musique d'Ennio Morricone, un texte de Roger Kemph et une mise en page radiophonique de Nicolas Boutry.

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La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit
à quoi sert espérer être une rose
Quand au fond "Je suis ce que je suis"
Je suis peut-être une tulipe
qui s'éveille à tous les printemps
Démontrant ses couleurs ses principes
Jugée souvent bien hors du temps
Je suis peut-être une rose
dégageant l'arôme de l'amour
on se pique sur mon côté morose
mais le bonheur revient au détour
Je suis peut-être un pissenlit
répandu et plutôt mal compris
mais sachez quand il est bien servi
il donnera du goût à votre vie
Qu'importe la fleur que vous soyez
vous avez tous un rôle à jouer
mais vous devez vous rappeler
de Celui qui vous a créé
La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit
à quoi sert espérer être une rose
Quand au fond "Je suis ce que je suis"

fritillaire_du_Kamtchatka.JPG Fritillaire du Kamtchatka - Photo : © Samuel Blanc

28/10/2014

Liberté de la presse

Pour écouter ce billet réalisé en direct à l'antenne ce matin, cliquer sur la flèche ci-dessous :

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Reporters sans frontières publie l’édition 2014 du classement mondial de la liberté de la presse, établi selon des critères objectifs très précis et pour une liste de 180 pays. Nous apprenons que pour la 4° année consécutive, la Finlande est la bonne élève, talonnée pour la seconde année par les Pays Bas et la Norvège. À l’extrême opposé, en queue de classement, le « trio infernal » réunit à nouveau le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Érythrée, des pays où la liberté de la presse est tout simplement inexistante. En Europe, loin derrière les pays du Nord, on trouve l’Allemagne à la 14° place, la Suisse 15°, le Royaume Uni 33°, Espagne 35°, France 39°, Italie 49°…
Reporters sans frontières souligne, et je cite : « Le rang d’un certain nombre de pays est affecté par une interprétation trop large et abusive du concept de la protection de la sécurité nationale, aux dépens du droit d’informer et d’être informé. Cette dernière tendance constitue une menace croissante au niveau global, dangereuse pour la liberté de l’information jusqu’au cœur des États de droit ».
Et de poursuivre : « Le classement 2014 souligne logiquement la corrélation négative entre un conflit – ouvert ou non déclaré – et la liberté d’information. Dans un contexte d’instabilité, les médias sont des objectifs et des cibles stratégiques pour les groupes ou individus qui tentent de contrôler l’information en violation des garanties apportées par les textes internationaux ».
De quoi, malgré notre classement hexagonal peu reluisant, se sentir privilégié. Quant à ces deux minutes radiophoniques tellement agréables en votre compagnie… ce n’est que du bonheur ! et en tout liberté. goeland_dominicain.jpg Goéland dominicain - Photo : © Samuel Blanc

27/05/2014

Laïcité

pour écouter ce billet radiophonique, cliquer sur la flèche ci-dessous :

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Dès la cinquième minute on a pris un but. J’ai eu beau plonger du bon côté - à droite toute, comme demi-pensionnaire à St Joseph - le ballon est allé mourir dans mes filets. C’est dur d’arrêter un pénalty, tiré plein gauche par ceux de Jaurès ; aussi dur à encaisser que de se faire chambrer par les gars de la laïque ! Heureusement -comme il y avait un bon Dieu- nous avons pu égaliser rapidement, grâce à notre buteur, bonne recrue transféré de la laïque. Afin d’éviter la bagarre, l’arbitre, fidèle à ses principes de laïcité nous a enlevé le ballon : il venait d’inventer la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Mais nous, nous avons continué à jouer religieusement, sans signe ostentatoire, et parfois sans ballon. Puis les qataris nous en ont offert un, frappé du coq ; nos bleus furent soignés par l’arnica du Montana ; et dans nos filets veillait un ange comme gardien… Plus tard, le terrain de foot du patronage est devenu un jardin potager municipal alternatif, la maison du curé une mairie, l’église une salle de concert… Quand ils se sont aperçus, à la laïque, que l’instit était un curé, ils lui ont confié les cours d’instruction religieuse… Tandis que le nôtre, à St Joseph, assure désormais les cours de morale laïque et républicaine. Je ne savais pas qu’il y avait une morale laïque et une morale qui ne le serait pas… Pas plus qu’un bon Dieu religieux et un qui ne le serait pas…En tout cas, au prochain pénalty je plongerai à gauche. Et si ce parpaillot de la laïque le tire à droite, je compte bien sur le principe de laïcité pour nous remettre la balle au centre. rencontre_avec_un_manchot_royal.jpg Ile Macquarie- Rencontre-avec-un-manchot-royal - Photo : © Samuel Blanc

13/05/2014

Indispensables

En cliquant sur la flèche ci-dessous, vous accédez à la version sonore réalisée en direct ce matin à l'antenne :

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On les met en musique aux côtés du soliste, on les apprécie en montagne, parfois même en voyage, et ils seront là encore, par bonheur, en notre fin de vie. Compagne, compagnon, accompagnateurs…ils sont à nos côtés pour un bout de chemin : chance incomparable de nos vies. Dans notre société, dont on dit -un peu vite parfois- qu’elle est en perte de repères ou d’objectifs, qu’elle est tentée par le repli sur soi, l’accompagnement fait rarement partie des critères de recrutement, et des profils de carrière d’une carte de visite qui en jette ! Pourtant…Les accompagnateurs sont d’utilité publique en ce qu’ils créent du lien, de l’espoir, de la confiance en soi et pourquoi pas du rêve. Peu reconnus par les pouvoirs publics, non côtés en bourse, payés à coup de lance-pierre, ils n’en sont pas moins indispensables, nos accompagnants…. Qui sont capables de laisser le soliste en pleine lumière sans le gêner dans sa prestation / Qui savent calquer leur pas, leur rythme sur le notre pour lui donner du souffle et du ressort. / Qui se font oublier devant le paysage, le chant d’oiseau qu’ils viennent de nous faire découvrir. / Qui gardent longtemps notre main dans la leur, au moment de la détresse ou du départ pour un autre monde. / Qui ont choisi la liberté d’analyse, la voie de l’engagement solidaire et pacifique. / Qui nous ont donné vie et tenté de nous faire grandir en acceptant qu’on leur échappe un jour. Oui ! Grand merci à toi, à vous, qui m’avez accompagné. Sans vous je ne serai jamais parvenu jusqu’ici. Puissè-je avoir réussi à mon tour, à devenir rien moins qu’un accompagnateur…de vie !

Ours polaire sur la banquise au Spitzberg Bien accompagné-Ours polaire sur la banquise au Spitzberg - Photo : © Samuel Blanc

11/03/2014

Pas un mot !

Inspiré d'un sketch du québécois Sylvain Larocque, ce billet radiophonique en direct ce matin sur les antennes et que l'on peut écouter en cliquant sur la flèche ci-dessous :

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Tu sais, j’apprends à lire. D’abord on commence par les lettres. Puis avec les lettres on fait des mots. Jusque là, tu me suis. Sauf que ce matin, ça s’est gâté. Maman m’appelle pour me dire qu’elle m’a laissé un mot ; sur la table : « je/ reviens/ sois/ sage/ avec/ Juliette ». Ce n’est pas un mot. Mais six…mots. Et la maîtresse de m’expliquer qu’un mot peut en comporter six, dix et plus. Faudrait savoir ! Il parait même qu’un mot avec beaucoup de mots, ça fait une lettre… Tu y comprends quelque chose, toi ? Franchement, à quoi ça sert que les lettres se décarcassent à faire des mots si c’est pour qu’un mot à plusieurs redevienne lettre… Et ce n’est pas fini ! J’apprends qu’avec les mots, il y a des sujets, des verbes, des noms, des articles… Alors quand papa me dit hier soir - tandis que je lis le journal avec mon doigt- que ce n’est pas une lettre cette fois, malgré plusieurs mots, mais un article, tu comprendras que je ne pipe plus…mot. Et on serait surpris qu’un journaliste avec un peu de verbe puisse écrire un article d’un millier de mots sur un sujet sans nom ! Papou, quand je t’écris, ne dis mot à mes parents pour les fautes : comme ça, ils ne me font pas l’article. Au fait, n’oublie pas mon anniversaire –j’ai bientôt sept ans- quitte à mettre un mot sur ton agenda ; oui, un mot. Qui t’a parlé de note ? Si la musique s’y met aussi, on n’est pas sortis ! Pauvre Juliette ! Elle ne sait pas encore que c’est bientôt son tour, pour les lettres. pas_un_mot__.png Manchot papou - Photo : © Samuel Blanc

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