ambiance nature

Alors, comme dans le proverbe japonais : "assieds-toi et regarde l'herbe pousser".

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12/03/2013

Elle est d'ailleurs

Pour écouter ce billet, conclu par un court extrait de la chanson de Pierre Bachelet, cliquer sur la flèche ci-dessous :

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Dans mon ascension au crépuscule du matin, je compte m’affranchir de la forêt suffisamment tôt. La neige craque sous mes pas, régule mon souffle. Je sais qu’ils m’ont repéré, tandis que je ne les vois pas encore. Puis, cette lueur particulière, mixant l’indigo et l’oranger, auréole soudain le sommet. Pour moi, c’est sûr, elle est d’ailleurs. « Elle a de ces lumières au fond des yeux qui rendent aveugles ou amoureux … ». Contrairement à nous, le soleil commence sa course par le sommet puis descend la moraine nous gratifier de ses rayons chaleureux. Ebloui. C’est alors qu’un voile de poudreuse surligne là-haut la danse d’un chamois, majestueux, et vient se jouer de mon vertige, laissant filtrer une image diaphane. Pour moi, c’est sûr, elle est d’ailleurs. « Elle a de ces manières de ne rien dire qui parlent au bout des souvenirs… ». Pierre, est parti il y a huit ans. Nous étions conscrits. Ses talents de compositeur, de poète, sa voix un brin écorchée ravivent en moi cette lumière qui passe au prisme nos ascensions, nos souvenirs, nos envies, nos amours. Pour moi, c’est sûr elle est d’ailleurs. « Et me voilà prêt à tous les sillages… » Islande.jpg Islande - Photo : © Samuel Blanc

29/01/2013

Comme l'oiseau...

Suite au billet de la semaine dernière, réponse promise à Angélique. Pour écouter ce billet cliquer sur la flèche ci-dessous :

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Rappelle-toi Angélique (billet précédent), comme l’oiseau, jamais rien ne t’empêche d’aller plus haut… Fais comme l´oiseau / Ça vit d´air pur et d´eau fraîche, un oiseau / D´un peu de chasse et de pêche, un oiseau / Mais jamais rien ne l´empêche, l´oiseau, d´aller plus haut. ... Tu n’es pas seule Angélique, pour affronter les nuits d’hiver. Tu as du mal à grandir, et peur du regard des autres, dis, / J’aime bien quand tu souris, les yeux tournés vers l’infini. Tu ne sais pas, tu ne sais plus, tu es perdue… Fais comme l´oiseau / Ça vit d´air pur et d´eau fraîche, un oiseau / D´un peu de chasse et de pêche, un oiseau / Mais jamais rien ne l´empêche, l´oiseau, d´aller plus haut.... Tu auras le bonheur à tes genoux, et on le prendra pour un fou Celui qui te dira « je t’aime », manifestant que la vie, dis, / est belle aujourd’hui, malgré les crasses que l’on fait au ciel. Tu ne sais plus, Angélique… Mais rien, rien n’est perdu. Fais comme l´oiseau / Ça vit d´air pur et d´eau fraîche, un oiseau / D´un peu de chasse et de pêche, un oiseau / Mais jamais rien ne l´empêche, l´oiseau, d´aller plus haut.... Mesange_Benoit.jpg Mésange bleue - Photo : Benoît Caussieu

Texte aimablement mis en image sonore par Nicolas Boutry RCF Isère sur une chanson brésilienne reprise par Michel Fugain

22/01/2013

Des ailes

Pour écouter ce billet diffusé en direct ce matin à l'antenne, cliquer sur la flèche ci-dessous :

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Le facteur, - en fait une factrice, et à la Poste heureusement, ça ne fait pas un pli-, vient me délivrer mon courrier. Une publicité indigeste –pléonasme s’il en est- m’annonce que je suis le grand gagnant du concours si… je réponds dans les huit jours : j’ai tout à gagner à ne pas répondre ! Une autre pub me vante des nuits paisibles sur un matelas épousant ma colonne et diluant mes ronflements : j’en connais une qui va être contente ! Suit un PV pour excès de vitesse et ses 45 euros à régler dans les quinze jours pour profiter des soldes à moins 70% : même les radars sont à prix cassés en ce moment. Puis ce rappel à présenter ma carcasse à une coloscopie de dépistage : il n’est pas précisé si la vidange est comprise. C’est alors que glisse subrepticement une carte de vœux...L’écriture est colorée, enfantine. Pas de doute, c’est une admiratrice –Angélique- qui me souhaite une Bonne Année. « Quand je serai grande, -écrit-elle- je serai vétérinaire ou ornithologue. Un jour, j’ai perdu mon chat et j’ai eu un gros chagrin. Ma maman m’a expliqué qu’il m’avait aidée à guérir. Les gens me pressent de grandir plus vite pour être comme les autres, mais les animaux, eux, sont patients avec moi et me consolent quand on se moque de ma cervelle d’oiseau et de ma démarche bizarre où je parle toute seule... Moi j’aime bien quand vous faites parler les oiseaux… » Et me voilà aux anges, Angélique ! Et avec des ailes pour te dédier le billet de mardi prochain.

20120517_154714.JPG Starique Pygmée-Iles Kouriles-Extrême Orient Russe- Photo : © Samuel Blanc

25/09/2012

Babillage 2

Et un petit clic sur la flèche ci-dessous pour lancer la version sonore de ce billet, suite de 'Babillage 1'. Mais quel est donc cet oiseau qui, au micro, fait entendre son babillage en fond sonore ? :

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Je ne sais pas ce qu’ils ont ce soir. Ca n’arrête pas… de babiller dans les branches. Le jour est à son déclin, histoire de passer la main à la nuit. Moment idoine pour une sortie magique où le crépuscule s’amuse à solliciter l’acuité auditive. « C’est fou ce que l’on voit, lorsqu’on entend bien », me disait un collègue malvoyant qui a toujours estimé, plus pénalisant que le sien, le handicap des gens malentendants. Ce soir sur ce chemin forestier, ça n’arrête pas de babiller. On dit du merle noir ou de la grive musicienne qu’ils babillent. Autrement dit -mais quel manque de classe !- ils chantent, gazouillent, piaffent, le comble pour un oiseau… Pendant quelques minutes, avant l’extinction des feux, il n’est de toutes parts que gazouillis de plaisir, zinzinulements de bonheur, babillages de fontaine. A s’en tympanner l’oreille moyenne comme un marteau...Mais voilà qu’à l’unisson –l’unisson étant un comble en matière de silence-, voilà que tous ces zozios qui me rendaient zinzin à force de zinzinuler, se taisent soudain. La nuit vient donc de tomber. Dès lors, plus personne ne cancane, caquète, craquette, cacarde, cacabe, cajole, craille, courcaille, glougloute, croasse, jacasse, jargonne, pupule, trisse, glatit, ulule, grisolle, tirelire, margotte, roucoule, coucoule, gringotte, trille, ou babille… Mais au fait, chers auditeurs ! Sachant que les deux babillent tout près de chez nous, quel est celle ou celui qui s’est permis d’accompagner ce billet : le merle noir ou la grive musicienne ? Grive_Musicienne_Angleterre.jpg Grive musicienne - Photo : © Samuel Blanc

18/09/2012

Babillage 1

Pour écouter la version radiophonique réalisée à l'antenne ce matin, cliquez sur la flèche ci-dessous, mais, nom d'un oiseau ! ne quittez surtout pas le texte des yeux :

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Quel oiseau, c’t’homme-là ! Oiseau de passage, pigeon voyageur, pigeon tout court, parfois corbeau. Appétit ou cervelle d’oiseau. Linotte, n’en fait qu’à sa tête. Migrateur ou grateur à plein temps. Oiseau de nuit, mauvais augure, ma caille, oiseau rare ou de lyre : oiseau lire, plutôt rare. Pic et pic-épeiche et colegram. Mère poule, poule mouillée, poule au pot, pull au trap. Balle perdue. Roue de paon, paon sur le bec, bec dans l’eau, p’tit oiseau, souris, cliqué, sorti, envolé. Et piaf ! le pied dedans …N’est besoin d’un coup dans l’aile pour qu’il jacasse, fracasse, bécasse, pétasse. Bécote, mégote, décote, surcote, tricote, pelote, gigote, grignote. Déconne, croupionne, m’étonne ! Flamant neuf ou flambant rose. Cancane, mégane, bécane, canne, de Jeanne. Spécule, pompes à Jules. Migre-à-Sion, en Suisse son croupion. Niche fiscale, job déniche. Jabot dis-je, jobardise. Aire de rien fait ses p’tits. Air manchot l’empereur. Pigeon vole, la becquée à becqueter, dépend du marché, pas d’étals d’âme. Plane en formation, se tire d’aile, avec ou sans elle. Fait l’canard, le vilain. Prises de bec, bec de cane, bec de gaz, y a du gaz, nul vertige. Falaise, envergure, en voilure, ses rémiges et ses peines, ses remises de pennes, son ramage, son plumage au phénix de ses bois, au zénith de mon toit, descend en piquet, se met à flipper, plonge pour feinter, calcule pour fienter, finira par se faire plumer. Du duc, c’est l’petit le plus chouette, qui effraie. Sous l’effet de serres, rapace, carcasses, il se rompra les os, pour n’en faire point de vieux... Chasse, bécasse, que j’me décarcasse ... pour ce drôle d’oiseau... La suite au prochain billet 20120604_105154.jpg Rossignol calliope en Russie - Photo : © Samuel Blanc

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